Pourquoi une initiative ?
Pour la première fois, le peuple Vaudois aura un véritable choix entre deux modèles scolaires.
1. ECOLE 2010 le modèle des initiants, parents et enseignants :
Le modèle des initiants est loin d'être aussi aguichant. Constatant que les compétences élevées des enseignants sont disponibles dans l'école publique, il met au programme la restauration des connaissances de base, la revalorisation de la grammaire, de l'orthographe, des méthodes d'enseignement explicites, avec des supports de cours qui contiennent la théorie à laquelle se rattachent les exercices, la valorisation de l'effort, de l'excellence et du dépassement de soi. L'initiative veut aussi instaurer un enseignement rigoureux du français, clé de la maîtrise de l'ensemble des branches. Elle veut renforcer les filières VSO et VSG pour que les élèves qui en sortent soient mieux préparés au monde du travail. Principe porteur : "Le maximum pour chacun selon ses aptitudes, plutôt que le minimum pour tous !". Elle veut aussi offrir aux maîtres généralistes la possibilité de se spécialiser pour pouvoir offrir un enseignement de pointe dès le plus jeune âge, notamment dans les langues étrangères.En résumé, l'initiative apporte simplement quelques mesures de bon sens :
Elle conserve les trois filières actuelles, mais renforce considérablement la VSO pour en faire une véritable filière préprofessionnelle
Elle implique un découpage annuel de la scolarité qui convient bien mieux aux rythme naturel et permet un meilleur contrôle des objectifs
Elle amène (enfin) des conditions de promotions claires, grâce aux notes et aux moyennes, et des règles du jeu connues à l'avance et équitables
Elle met les pédagogies structurées en référence avec un enseignement structuré et systématique qui se distancie clairement des pédagogies de la découverte.
Elle prévoit des classes régionales d'encadrement à effectif réduit pour porter une attention particulière à des élèves perturbateurs, mais capables, tout en soulageant les classes ordinaires.
2. LEO la réponse des politiciens :
La pédagogie actuelle, issue d'EVM, prône l'égalité des chances pour tous, une école sans élite, sans injustice, sans spécialisation, avec des exigences auxquelles tous les élèves puissent satisfaire d'égale manière, une école dans laquelle l'apprentissage ne doit pas être une contrainte, mais un jeu, dans laquelle le savoir ne vient pas à priori des connaissances accumulées par les générations, mais émane du génie propre à chaque enfant. Le contre-projet LEO des politiciens ne remet pas cette approche pédagogique désuète en question. On comprend très bien pourquoi, en période pré-électorale, les politiciens ont tendance à préférer ce modèle, plus efficace en terme de marketing électoral. Dans le même temps, on se dirige à grands pas vers la filière unique. Le parti socialiste vaudois (parti de la Cheffe du Département de la Formation) a fixé ce principe comme une priorité pour la législature 2007-2012. La tendance est donc toute tracée : si rien ne s'y oppose, les Vaudois auront probablement une école sans filières à terme. Le passage par un système à deux filières (ou deux filières et demie) ne serait tout au plus considéré que comme "une étape dans la bonne direction" par les promoteurs de la filière unique.En-dehors d'une timide percée des notes (sans moyenne de promotion) dès la 5è année, la LEO ne prend en compte aucune des revendications des initiants. Pire, elle mélange les élèves de VSO et de VSG. Ainsi noyés dans des effectifs élevés et hétérogènes, les élèves de VSO ne bénéficieront même plus de l'attention minimale dont ils sont au moins l'objet aujourd'hui.